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« Le deuil de la mélancolie », de Michel Onfray

 
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Aimée


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MessagePosté le: Sam 8 Sep - 16:44 (2018)    Sujet du message: « Le deuil de la mélancolie », de Michel Onfray Répondre en citant




Michel Onfray : « Cinq médecins m’ont affirmé qu’il ne s’agissait pas d’un AVC ! »

Autoportrait. Le philosophe publie « Le deuil de la mélancolie » (Robert Laffont), inspiré par son accident vasculaire cérébral.

Propos recueillis par Sébastien Le Fol


Force de vie. Michel Onfray dans son appartement de Caen, le 3 septembre, parmi les œuvres d’art qui accompagnent sa recherche philosophique.
Le 27 janvier, le philosophe Michel Onfray descend du train Caen-Paris, à la gare Saint-Lazare. Sur le quai, il est comme « troué par une lumière intérieure, percé, foré, traversé, perforé dans le cerveau ». Aucun des cinq médecins qu’il consulte ne parvient à diagnostiquer l’origine de son mal : un AVC. Ainsi s’ouvre « Le deuil de la mélancolie » (Robert Laffont), récit poignant et lumineux, entre philosophie et anatomie. Car ce livre, au-delà du récit d’un cauchemar médical, est l’histoire d’un corps, celui d’Onfray lui-même. Un corps pensant, malmené depuis le calvaire de Marie-Claude, sa compagne de trente-sept années décédée d’un cancer de treize années, en 2013. Une femme pour qui il a composé un « Tombeau pour Marie-Claude », publié sous le titre « La cavalière de Pégase » (Galilée, à paraître le 20 septembre), qui, avec le feu pour objet, est aussi le quatrième volet d’une tétralogie des éléments§
Le Point : Comment allez-vous depuis votre accident vasculaire cérébral ?
Michel Onfray : Mieux qu’avant, beaucoup mieux que pendant et mieux que juste après… Avant, j’étais dans la phase de préparation de cet AVC, si je puis dire, par un compagnonnage étroit avec le deuil de la mort de ma compagne. Pendant, j’ai connu une semaine terrible avec cinq médecins qui sont passés à côté du diagnostic, dont deux de Caen qui m’étaient proches, une terrible douleur cérébrale et un champ visuel totalement perturbé – ce qui ne m’a pas empêché, le lendemain, de donner mon cours à l’Université populaire devant 1 000 personnes, de travailler normalement, donc d’écrire chaque jour, de donner une autre conférence, puis d’assurer une émission de radio et une autre à la télévision… Juste après, il faut digérer la chose et vivre avec un corps épuisé qui connaît pendant plusieurs semaines ce que j’assimilerais à des répliques sismiques avec des arythmies cardiaques et autres signes d’activité cérébrale bizarres… Autant vous dire : avec des choses étymologiquement inquiétantes !
Pourquoi avez-vous éprouvé le besoin d’écrire sur ce qui vous est arrivé ?
Parce que, c’est la leçon de Nietzsche, je ne conçois pas la pensée sans la biographie qui la rend possible. Raconter d’où viennent les idées quand on a le souci de militer en leur faveur, c’est obligatoirement passer par la case autobiographique. Toutes proportions gardées, car nous avons ici affaire à un géant, quand Montaigne raconte son accident de cheval, ça n’est pas par narcissisme, mais pour expliquer comment ce frôlement de la mort l’a décidé à entreprendre le travail d’écriture philosophique des « Essais », pour y raconter comment, selon la belle expression de Cicéron, « philosopher, c’est apprendre à mourir ».

Constance. Michel Onfray avec sa compagne, Marie-Claude, décédée en 2013, après trente-sept ans de vie commune. Dans « Le deuil de la mélancolie », le philosophe fait le lien entre le deuil et la « préparation » de son AVC.
La plupart des témoignages sur ce sujet saluent la qualité du système de soins en France. Pas vous !
Je n’ai pas lu la littérature sur ce sujet et ne saurais vous dire autre chose que ce que j’ai vécu : je vous le rappelle, cinq médecins m’ont affirmé qu’il ne s’agissait pas d’un AVC ! L’un d’entre eux, avec un CV d’expert auprès des tribunaux long comme le bras, m’a même dit qu’il s’agissait d’un problème de vitré, avant de me prendre dans la foulée un rendez-vous dans un cabinet ophtalmologique, non sans m’avoir interrogé sur la nature de mon jet d’urine et l’état de ma prostate – avant de me demander 250 euros… Il a ensuite affirmé qu’il avait bien vu que c’était un AVC, mais n’avait pas voulu m’inquiéter en me donnant le diagnostic ! Je ne parle pas du « système de soins en France », mais du trajet d’un patient dans ce système. J’ajoute que j’ai pu actionner des sonnettes parce que je suis qui je suis et que c’est ce qui m’a sauvé après une semaine d’errance… Si j’avais été un patient lambda, je vous laisse juger de ce qui serait advenu. Mon texte est donc aussi politique en ce sens : les humbles ne sont pas à la fête sur ce terrain-là non plus…
Vous dénoncez la « réponse idéologique » de certains médecins face à votre accident. Le dogmatisme viendrait-il se nicher là aussi ?
Le dogmatisme est partout et pas niché dans un endroit repérable ! Le neurologue dit une chose, le cardiologue une autre, l’hématologue une troisième, pendant que le nutritionniste ou le diététicien d’autres encore. Notre époque explosée, fragmentée, morcelée a une vision du corps relative aux schémas idéologiques de notre époque. L’examen passe aujourd’hui par un chiffrage de ce que vous êtes : le médecin examine moins un corps, une chair, une odeur, un teint, qu’il ne scrute la liste interminable des chiffres des analyses qu’on lui fournit. Le matérialiste que je suis déplore ce matérialisme vulgaire qui réduit l’être à ses seuls atomes. Dans un lit d’hôpital, le corps n’a pas d’âme. Je déplore que la question de l’âme ait été confisquée par les religions ou la psychanalyse. L’état de nos connaissances est embryonnaire. A distance historique égale, on regardera la médecine du XXe siècle comme celle de Molière. J’en veux pour preuve que nous venons seulement de découvrir récemment un organe inconnu, le 80 e : l’interstitium !
Ce livre est une méditation sur le corps, le vôtre en l’occurrence. De même que les conceptions des philosophes peuvent s’expliquer par leur estomac (dixit votre livre « Le ventre des philosophes »), les artères fourniraient-elles une clé d’explication à Michel Onfray ?
Oui, bien sûr. Mais attention à ne pas abolir la pensée magique spiritualiste, idéaliste, religieuse et freudienne par une autre pensée magique qui serait sommairement matérialiste ! On a opposé à tort le matérialisme et le vitalisme pour des raisons idéologiques – pour faire vite : le matérialisme défendu par la gauche athée et le vitalisme par la droite chrétienne… La vérité est plus subtile que ça et, comme souvent, dialectique : elle relève d’un matérialisme vitaliste – ce que je dis depuis 2003 dans « Féeries anatomiques ». L’artère obéit à un dispositif méconnu qui n’a pas son spécialiste : le système neuro-végétatif. Le rectum a son spécialiste, le proctologue, pas le système neuro-végétatif !
N’avez-vous pas brossé votre autoportrait anatomique ?
Oui, depuis 1989, mon premier livre, quand mon éditeur d’alors, Jean-Paul Enthoven, sachant mon nietzschéisme, m’avait judicieusement invité à rédiger une préface autobiographique au « Ventre des philosophes ». J’ai depuis lors beaucoup écrit, et pas mal de choses autobiographiques : ce qui constitue une autobiographie que je dirais en contre-relief, pour utiliser un vocabulaire ressortissant à la peinture cubiste. Elle pourrait d’ailleurs être composée sur le principe du collage rien qu’en classant chronologiquement ces textes. Ce serait en effet l’autobiographie de mon corps – ou d’une incarnation, plus justement…
La mort plane sur ce livre. A commencer par celle de votre compagne, Marie-Claude, après trente-sept années de vie commune, dont vous êtes inconsolable. La philosophie ne serait donc d’aucun recours face à la peur de la mort ?
Que signifierait être consolable de la mort d’un être qu’on a aimé ? J’ai connu Marie-Claude quand j’avais 19 ans, la mort nous a séparés il y a eu cinq ans le 8 août, après un cancer qui a duré treize ans, avec une courte rémission puis des métastases qui ont nécessité une série de chimiothérapies pendant sept années… Je l’ai accompagnée à tous les rendez-vous possibles et imaginables. J’ai été de toutes les bonnes et de toutes les mauvaises nouvelles. J’ai assisté aux chimiothérapies, aux cheveux qui tombent puis qui repoussent, j’ai acheté ses perruques. J’ai été confronté aux silences des médecins, à leurs embarras, à la grossièreté de certains, à l’extrême délicatesse d’autres. J’ai été aux premières loges des épuisements. Je suis allé chercher les paquets de médicaments. J’ai vécu des premiers de l’an où chacun se souhaite une bonne année et une bonne santé alors qu’on pense que ce sera peut-être la dernière. J’ai vu l’éloignement de ceux qu’on prenait pour des amis. J’ai expérimenté dans ma chair la puissance de la dénégation qui fait qu’on se refuse à voir ce qu’il faudrait voir. J’ai été celui à qui on a dit qu’il restait trois semaines à vivre à Marie-Claude, mais aussi celui à qui on disait dans un même temps qu’il n’en était rien. J’ai vécu ces trois semaines en organisant la vie pour qu’elle lui soit la plus douce. J’ai cuisiné ses derniers repas avec des gens qu’elle aimait en sachant qu’ils étaient les derniers. Et puis il y a eu la fin. Et la fin de la fin. Les quelques heures qui restent et le désir d’être fidèle à une promesse que nous nous étions faite l’un à l’autre d’aider celui qui devrait partir le premier. Le refus de la première personne à qui j’ai demandé. L’acceptation d’un ami médecin qui nous a ainsi donné à tous les deux cette preuve d’amour. Que voudrait dire dans ces cas-là (et encore, j’oublie ce qui a été construit en dehors de la maladie : un couple vraiment libre…), se consoler ?
Cependant, la philosophie m’a aidé. Et plus que jamais. Les stoïciens et les épicuriens. La philosophie antique romaine. « Sagesse », qui va paraître en janvier, un gros livre de plus de 500 pages, dira en creux comment…
Avez-vous changé votre manière de vivre depuis l’AVC ?
Oui, bien sûr. Sinon, à quoi bon la maladie si elle n’est pas une école de sagesse ! Pour le corps : un autre usage du solide et du liquide – en deux mots : une diététique cétogène. Et de la marche et du vélo régulièrement.
Pour l’esprit : une ascèse plus radicale encore à l’endroit d’autrui et des choses de ce monde. Un souverain mépris pour l’accessoire et une réduction drastique des relations à l’essentiel. Il est vrai que la maladie aide : elle est une formidable assiette au beurre pour éjecter les minables qui se montrent faibles avec les forts et forts avec les faibles que sont tous ceux que la souffrance allonge un jour dans un lit d’hôpital…§
EXTRAITS


« Le deuil de la mélancolie », de Michel Onfray (Robert Laffont, 128 p., 13 €).
Samedi 27 janvier, malaise à la gare Saint-Lazare
Une poignée d’heures avant la date anniversaire de la naissance de mon père aujourd’hui décédé, je descends du train en provenance de Caen à la gare Saint-Lazare. Il est 19 h 19… J’ai peu lu la biographie de Caton l’Ancien qui m’accompagnait. Trop fatigué. La veille, j’avais appris la mort de Pacha, l’un des deux petits chats que nous avions Marie-Claude et moi et qu’une amie chère avait adoptés pour m’éviter les larmes que m’arrachait leur présence.
(…) Au bout du quai, je suis comme troué par une lumière intérieure, percé, foré, traversé, perforé dans le cerveau. Je me dis que je vais m’évanouir, c’est sûr… Je songe alors à ces clous d’obsidienne que j’avais vus au Mexique et qu’utilisaient les Précolombiens dans les sacrifices humains : ils les faisaient entrer dans la tête des victimes sacrificielles avec un maillet, lui aussi d’obsidienne. Je sens physiologiquement ce trou dans ma tête comme je l’avais intellectuellement ressenti en voyant ces pièces dans des vitrines.
Le poids du chagrin
La vie, c’est alors ça. On nomme deuil cette chose-là… Elle est aussi mélancolie. Ma compagne [Marie-Claude, NDLR] est morte ; Dorothée voit ma peine et se croit coupable de ne pas pouvoir la tarir tout de suite en ignorant que, sans elle, la peine aurait complètement eu raison de moi ; les vieux « amis » ont disparu ; les nouveaux « amis » ne sont pas amicaux ; le travail prend toute la place – il est le seul cordial. A table, on se venge. Je cuisine, je mange, j’ouvre une bouteille ; je cuisine, on invite, on mange, j’ouvre des bouteilles ; je cuisine, je mange, j’ouvre une bouteille ; je cuisine, on invite, on mange, j’ouvre des bouteilles ; je cuisine, je mange, j’ouvre une bouteille ; je cuisine, on invite, on mange, j’ouvre des bouteilles. Je prends alors 15 kilos… C’est le poids du chagrin, le poids de la peine, le poids de la souffrance, le poids du deuil. Je vois mon corps changer, épaissir, grossir, s’empâter. Mon visage semble rentrer à l’intérieur d’une lune adipeuse. (…) Ce corps est trop lourd à porter car son âme l’est trop également. Et c’est ce corps qui tombe ce samedi 27 janvier quand j’arrive à Paris vers 19 h 30 et que je descends du train gare Saint-Lazare. Si je change de corps, j’aurai changé d’âme ; si je change d’âme, j’aurai changé de corps. Il me faut perdre cette surcharge existentielle parce qu’elle se nourrit du deuil et de la mélancolie et qu’elle nourrit en même temps le deuil et la mélancolie. Il me faut vouloir le deuil de ma mélancolie. Je vais le vouloir ; je veux le vouloir ; je le veux déjà. La preuve, ces pages…§
ÉLODIE GRÉGOIRE POUR « LE POINT » – COLLECTION PARTICULIÈRE


_______***Aimée•••__________

« Tant que je serai bien vivant, je continuerai à aimer la face de la terre, et à faire mes délices des objets solides ainsi que de mille bribes d’informations inutiles », Orwell (1946).


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MessagePosté le: Sam 8 Sep - 16:44 (2018)    Sujet du message: Publicité

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Papoose
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MessagePosté le: Sam 8 Sep - 20:43 (2018)    Sujet du message: « Le deuil de la mélancolie », de Michel Onfray Répondre en citant

il y aurait tellement à dire , le pauvre citoyen lambda il meurent ou végète .
lui n'a pas été poursuivi pour avoir aidé sa femme à mourir .

c'est beau ce qu'il dit mais tellement injuste pour ceux qui n'ont pas ses relations



quand il dit que les amis s'en vont , je l'ai vu avec mon frère et mon ami Robert

les vrais amis deviennent rares dans ces moments là




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Aimée


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MessagePosté le: Dim 9 Sep - 06:37 (2018)    Sujet du message: « Le deuil de la mélancolie », de Michel Onfray Répondre en citant

Oui, JL voit aussi ! Et certains se révèlent : il a trouvé un long message de son dentiste sur son portable ! Gentil, non ?

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Moïsette Fondatrice
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MessagePosté le: Dim 9 Sep - 06:55 (2018)    Sujet du message: « Le deuil de la mélancolie », de Michel Onfray Répondre en citant




Je lirai dans la journée



À mon âge, il faut se moquer de tout, et ne vivre que pour soi. Voltaire


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MessagePosté le: Dim 9 Sep - 07:59 (2018)    Sujet du message: « Le deuil de la mélancolie », de Michel Onfray Répondre en citant

oui Aimée c'est sympa de la part de son dentiste .



le pire c'est quand le cancer se voit extérieurement

mâchoire comme mon ami Robert ou nez et bouche comme Jean Flamand
là les amis laissent tomber .

parfois c'est juste car ils ont peur de dire ou faire une bourde .

mais .....




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chicorée
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MessagePosté le: Ven 14 Sep - 11:10 (2018)    Sujet du message: « Le deuil de la mélancolie », de Michel Onfray Répondre en citant

il n'a pas eu de chance de tomber sur des médecins incompétents.



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Moïsette Fondatrice
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MessagePosté le: Ven 14 Sep - 15:50 (2018)    Sujet du message: « Le deuil de la mélancolie », de Michel Onfray Répondre en citant

Aimée a écrit:
les vieux « amis » ont disparu ; les nouveaux « amis » ne sont pas amicaux


Tout à fait



À mon âge, il faut se moquer de tout, et ne vivre que pour soi. Voltaire


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Papoose
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MessagePosté le: Ven 14 Sep - 21:01 (2018)    Sujet du message: « Le deuil de la mélancolie », de Michel Onfray Répondre en citant

J’ai lu qu’il avait une double vie . 
Il a soigné son épouse jusqu’au bout avec l’aide de la remplaçante.
Il a dégringolé de mon estime 




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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:31 (2018)    Sujet du message: « Le deuil de la mélancolie », de Michel Onfray

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